Après une première série d'idées reçues démêlées dans la Partie 1, voici trois autres croyances fréquentes qui méritent d'être clarifiées.
Certaines sont particulièrement culpabilisantes pour les mamans. Je les aborde ici avec toute la bienveillance nécessaire.
Mythe n°4 : « Un bébé allaité fait forcément ses nuits plus tard »
Faux.
Cette croyance est très répandue et pèse souvent lourd sur les mamans qui allaitent. La réalité est plus nuancée : de nombreux facteurs influencent le sommeil nocturne d'un bébé, bien plus que le mode d'alimentation.
Les habitudes d'endormissement, l'environnement de sommeil, le tempérament de l'enfant, la sécurité affective : tous ces éléments jouent un rôle.
Mythe n°5 : « S'il ne fait pas de sieste, il dormira mieux la nuit »
Faux.
Encore une fois, c'est l'inverse qui est vrai. Un enfant qui manque de sommeil le jour est souvent plus agité la nuit : plus de difficultés à s'endormir, plus de réveils, réveils plus précoces le matin.
Les siestes ne sont pas « en concurrence » avec la nuit : elles la préparent. Le sommeil appelle le sommeil, cette règle fondamentale s'applique aux siestes comme aux nuits.
Bien sûr, à mesure que l'enfant grandit, ses besoins évoluent et les siestes disparaissent progressivement. Mais cette évolution suit un calendrier qu'il est utile de connaître, pour ne pas supprimer une sieste trop tôt.
Mythe n°6 : « Les réveils nocturnes sont un problème »
Pas toujours.
Se réveiller entre deux cycles de sommeil est parfaitement normal. Les adultes eux-mêmes se réveillent en moyenne 3 à 6 fois par nuit, souvent sans même s'en rendre compte.
Le vrai sujet, ce n'est pas le réveil en lui-même, c'est la capacité à se rendormir seul.
Sur la question des siestes, les temps de sommeil par âge donnent des repères concrets.
En résumé
Beaucoup d'idées reçues circulent sur le sommeil. Comprendre ce qui est vrai, c'est déjà avancer vers des nuits sereines, pour votre enfant et pour vous.